Canalblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le blog de la refaunation

Publicité
28 octobre 2026

KAZAKHSTAN - Des poulains de Przewalski sont nés dans la steppe, une première depuis 200 ans

Carnet rose au Kazakhstan : deux poulains mâles de Przewalski Equus ferus przewalskii sont nés en août dernier dans la steppe. L'événement n'était plus arrivé depuis 2 siècles, époque où ces chevaux sauvages se sont éteints de ce pays.

Les deux jeunes animaux sont demi-frères, nés de deux juments saillies par le même étalon, dans un enclos de réintroduction de 56 ha localisé au sein de la réserve d'Altyn Dala (voir cet article de 2024 sur une étape antérieure du projet) dont la surface totale est de 489.000 ha (ce qui laisse des potentialités immenses pour le futur de la réintroduction).

La réserve d'Altyn Dala accueille déjà une très grande diversité d'espèces propres à la steppe eurasiatique dont les Saïgas Saiga tatarica et les Koulans Equus hemionus kulan, tous deux considérés comme "quasi-menacés" après avoir été classés "en danger critique" ou "en danger" il y a quelques années seulement.

Quant au Cheval de Przewalski, il fut considéré comme "éteint à l'état sauvage" jusqu'en 2008, lorsque les premiers projets de réintroduction en Mongolie puis en Chine du Nord eurent prouvé leur succès. Aujourd'hui il est considéré comme une espèce "en danger".

Il disparut du Kazakhstan autour des années 1800 consécutivement à la conquête de ce pays par l'empire russe, qui s'est ensuivie par la mise en culture de la steppe, une chasse accrue de la faune sauvage et aussi l'hybridation des derniers troupeaux avec les Chevaux domestiques. Les populations mongoles et chinoises connurent le même sort un siècle plus tard.

Heureusement plusieurs hardes avaient été sauvegardées dans des parcs zoologiques*, et dont les descendants ont fait le voyage en sens inverse vers l'Asie à la fin du XXème et au début du XXIème siècles. Au Kazakhstan la réintroduction a débuté il y a 2 ans, 22 animaux ont été déjà réintroduits et l'objectif final est de restituer 40 chevaux dans les steppes d'Altyn Dala, où ils pourront reformer une population viable. J'espère vous donner des nouvelles de ce projet dans les années à venir.

Outre son intérêt comme ultime représentant proprement sauvage de la gent équine - depuis l'extinction du Tarpan en Europe de l'Est vers la fin du XIXème siècle -, le Cheval de Przewalski joue un rôle d'espèce ingénieur en entretenant le sol et la végétation de la steppe, et en limitant le risque d'incendie (ce qui a expliqué leur introduction a priori insolite dans la zone d'exclusion de Tchernobyl à partir de 1998).

Source : Mongabay

Illustration : Chevaux de Przewalski Equus ferus przewalskii au Causse Méjean (Lozère, Sud-Ouest de la France ; ce site accueille des troupeaux de ces chevaux en semi-liberté et a joué un rôle "d'antichambre" de la vie sauvage pour des chevaux nés en zoo). Photo Ancalagon / CC BY-SA 3.0.

* Actuellement les Chevaux de Przewalski sont présentés dans 100 zoos en Europe (dont 9 en France), 21 en Amérique du Nord, 18 en Asie et même, plus bizarrement, 5 en Australie. Source : Zootierliste, données d'oct. 2026.

Publicité
27 octobre 2026

AUSTRALIE - Extension des aires marines protégées devant la Terre d'Arnhem

Au Sud-Est de la Terre d'Arnhem, le réseau d'aires marines protégées continue à s'étendre, avec la protection de 861.300 ha qui viennent s'ajouter à des aires protégées déjà existantes, formant un ensemble de 2,7 millions d'hectares au total. Cet espace est sous gestion traditionnelle des communautés aborigènes, un mode de gestion qui tend à se développer en Australie depuis quelques dizaines d'années après une longue marginalisation, et qui est efficace pour la protection des ressources biologiques. Il fournit un refuge à une faune très diversifiée, protégée de la pollution, de l'urbanisation et du trafic maritime.

Les patrouilles qui s'y sont développées sont actives pour contrer la pollution par les déchets (qui dérivent en mer, faisant fi des limites administratives) et la pêche illégale. Elles surveillent aussi les espèces rares ou menacées. Elles ont aussi un rôle important dans l'éducation du public et des communautés locales (notamment chez les jeunes), la gouvernance et l'emploi.

L'aire protégée s'étend depuis la côte jusqu'à 140 km au large, et sauvegarde une grande diversité d'habitats littoraux et marins, des récifs coralliens, des îles, des marais, etc... Elle est un habitat important pour les Dugongs Dugong dugon (vulnérables à l'échelle mondiale, l'Australie étant leur principal bastion), les Tortues marines (3 espèces s'y reproduisent : la Tortue à dos plat Natator depressus, la Tortue verte Chelonia mydas et la Tortue olivâtre Lepidochelys olivacea, cette dernière étant actuellement classée "vulnérable"), ainsi que 4 espèces de Poissons-scies (ce qui est exceptionnel au vu de l'extrême rareté de ces espèces dans les temps actuels). Quant à la faune ailée, elle compte des représentants remarquables parmi les espèces aquatiques comme la Grue brolga Grus rubicunda, le Jabiru indo-australien Ephippiorhynchus asiaticus, la Canaroie semipalmée Anseranas semipalmata et le Cygne noir Cygnus atratus.

Source : https://nit.com.au/13-08-2026/25930/south-east-arnhem-land-sea-country-recognised-as-indigenous-protected-area

Illustration : Jabiru indo-australien Ephippiorhynchus asiaticus au Parc national de Bharatpur (Rajasthan, Inde du Nord). Photo J. M. GARG / CC BY-SA 3.0.

26 octobre 2026

VIETNAM - Une nouvelle aire protégée pour sauver le Langur de Delacour

Une nouvelle aire protégée couvrant 3.000 ha de forêts tropicales (forêt de Kim Bang) vient d'être instituée dans la province de Ninh Binh, au Nord du Vietnam, pour sauvegarder une population de Langurs de Delacour Trachypithecus delacouri (nommé d'après le naturaliste français Jean DELACOUR, à l'origine de la création de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, et du parc zoologique de Clères en Normandie...). C'est un des primates les plus menacés au Monde : classé en danger critique depuis 1996 au moins, il ne compte que 500 individus au maximum. Ce primate est menacé par la chasse, et aussi par la déforestation et l'exploitation des matières minérales.

Un seul parc en présente en captivité : le centre d'élevage de primates de Nho Quan, au Vietnam (source : Zootierliste, données d'oct. 2026), qui en aurait une quinzaine. Le Langur de Delacour est un cousin proche du Langur de François T. francoisi, un peu moins rare et davantage présent dans les zoos, y compris en Europe.

La population décrite dans l'emprise de la réserve compte aujourd'hui au moins une centaine d'individus (mais peut-être jusqu'à 175...), ce qui en fait la 2ème plus grande connue (la première vivant dans la réserve forestière de Van Long). Cependant elle n'a été découverte qu'en 2016. A l'époque elle ne comptait qu'environ 40 individus, mais elle a pu augmenter grâce aux mesures de protection mises en place sur la dernière décennie, un succès peu commun dans le monde des primates asiatiques.

J'espère pouvoir vous donner davantage de nouvelles de cette espèce remarquable d'ici les prochaines années.

Source : https://www.fauna-flora.org/news/primate-in-peril/

Illustration : Langur de Delacour Trachypithecus delacouri dans la réserve de Van Long au Vietnam. Photo Charles J. SHARP / Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0.

25 octobre 2026

ETATS-UNIS - Une nouvelle aire protégée en Pennsylvanie

Dans le comté de Dauphin en Pennsylvanie, une nouvelle aire forestière protégée vient d'être créée à l'initiative de l'ONG Manada Conservancy. Bien que de taille réduite (env. 16 ha), elle accueille une faune assez diversifiée dont les Chouettes rayées Strix varia, les Ours noirs américains Ursus americanus, les Ecureuils volants Glaucomys sp. et bien d'autres, de même que plusieurs "têtes de bassin" de cours d'eau, ainsi qu'un marronnier hybride de très grande taille.

La protection empêchera notamment le développement urbain et industriel sur cette parcelle forestière.

Source : https://paenvironmentdaily.blogspot.com/2026/06/manada-conservancy-protects-40-acres-of.html

Illustration : Ours noir américain Ursus americanus ou Baribal. Photo Thomas FUHRMANN / Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0.

24 octobre 2026

AFRIQUE DU SUD - Un nouveau parc national pour protéger les prairies du Cap

Un nouveau parc national vient d'être créé dans la province du Cap-oriental, en Afrique du Sud.

Baptisé "Parc national des prairies", il vise comme son nom l'indique à protéger les écosystèmes de prairies de la région du Cap, un environnement fragile et menacé, dont il a été question à plusieurs reprises dans ce blog (voir par exemple cet article sur la redécouverte d'un papillon "perdu" depuis un siècle et demi dans l'écosystème du "fynbos"). Il couvre 10.000 ha dont une partie correspond à des fermes et à des domaines privés.

Le projet de parc national remonte à 2019, il étoffe le réseau de parcs nationaux sud-africains, déjà anciennement établi (le premier en date, le Parc national Krüger, vient de fêter ses 100 ans !) et qui a largement contribué à préserver la grande faune en Afrique, notamment les 2 espèces de rhinocéros et un certain nombre d'antilopes dont le pays abrite la plus grande partie de la population mondiale.

Mais contrairement aux écosystèmes de savane riches en grande faune (le fameux "big five"), les prairies tempérées font partie des biotopes les moins protégés dans le pays (ceci n'est en aucun cas une spécificité sud-africaine et vaut pour tous les continents...), bien qu'un certain nombre de réserves publiques ou privées y aient été créées dans les années récentes.

Un des enjeux principaux qui s'attachent à la conservation de la nature dans ces espaces est de maintenir une activité d'élevage de bétail sans causer une pression excessive sur la végétation et les sols (cette observation est tout aussi pertinente pour d'autres parties du Monde, Europe incluse).

La sauvegarde de cet écosystème est essentielle pour la conservation des ressources en eau et la lutte contre l'érosion des sols. L'espace joue aussi un rôle de couloir de déplacement et de "refuge climatique" pour les espèces.

Source : https://businesstech.co.za/news/lifestyle/879124/new-national-park-declared-for-south-africa/

Illustration : Zèbre et Élands du Cap dans une réserve de la province du Cap-oriental (Afrique du Sud), au bord de l'Océan Indien. Cette photo n'a pas été prise dans le périmètre du nouveau parc national. Photo KimLG / Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0.

Publicité
23 octobre 2026

BOLIVIE - Découverte exceptionnelle d'une nouvelle espèce de félin

Il s'appelle Leopardus tilcayo, c'est un petit félin sauvage et il a été découvert en Bolivie tout récemment dans la région des "yungas" (forêts tropicales de montagne) sur le rebord oriental des Andes, une des régions les plus riches en biodiversité de la planète.

Ce félin est plus petit que ses autres cousins du genre Leopardus (qui ne sont pas des léopards, mais des chats sauvages tachetés, dont plusieurs espèces existent en Amérique du Sud et centrale).

Le spécimen découvert a été trouvé par hasard près de La Paz (capitale de la Bolivie) par un habitant, qui le prit d'abord pour un chaton domestique et qui tenta de s'en occuper, avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'un animal sauvage et de le remettre à un refuge de faune spécialisé.

Les analyses génétiques ont révélé que l'animal n'appartenait à aucune espèce connue, même si son existence était apparemment connue de certaines tribus natives de la région, qui le nommaient "tilcayo" (d'où son nom scientifique), un nom qui n'avait aucun équivalent dans les grandes langues véhiculaires ando-américaines (quechua, aymara) et encore moins en espagnol ou autres langues européennes.

Aucun autre spécimen n'est a priori détenu dans les collections des musées ou zoos.

La découverte de nouvelles espèces de félins est très rares, le plus souvent on assiste à des redécouvertes d'espèces que l'on croyait éteintes ou qui avaient disparu d'un pays ou territoire donné : Caracal et Chat des sables au Pakistan, Chat à tête plate en Thaïlande, entre autres.

Le travail de protection n'en est qu'à ses débuts : aucune estimation n'existe quant à la taille de la population ni aux besoins écologiques de cet animal, même si on peut le supposer menacé par les déboisements.

Je ne manquerai pas de vous informer des développements futurs concernant la protection de cet animal.

Source : https://www.nbcnews.com/science/environment/new-wild-cat-species-identified-rcna598113

Illustration : Ocelot Leopardus pardalis au Parc national Encontro das Águas (Brésil). Cet animal est un grand cousin du Tilcayo, bien plus commun et connu (on le rencontre en assez grande abondance depuis le Nord de l'Argentine jusqu'à l'extrême Sud-Ouest des Etats-Unis, et il est relativement fréquent en zoo). Photo Giles LAURENT / Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0.

22 octobre 2026

ETATS-UNIS - Une nouvelle aire forestière protégée dans le Michigan

Un espace forestier d'environ 124 ha menacé par la spéculation immobilière (un projet prévoyait la construction de 1.100 maisons en ce lieu) vient d'être protégé dans le Michigan. Il présente un intérêt pour la biodiversité (dont 1 couple nicheur de Pygargue à tête blanche), mais aussi pour la protection des ressources en eau avec près de 2,2 km de linéaire de cours d'eau et 26 ha de zones humides qui contribuent à la captation et à la filtration de l'eau douce, alimentant 40.000 habitants.

On y trouve des habitats rares et menacés comme des forêts marécageuses de conifères, des habitats dunaires intérieurs et des forêts mixtes clairsemées (chêne/pin).

Parmi les oiseaux on trouve aussi des Grives des bois Hylocichla mustelina (une espèce qui fut classée comme "quasi-menacée" jusqu'en 2020) et des Pics à tête rouge Melanerpes erythrocephalus (qui furent classés comme "quasi-menacés" jusqu'en 2018), deux oiseaux dont les populations se sont stabilisées après plusieurs décennies de déclin.

Enfin la réserve est connectée ou voisine d'autres aires protégées publiques ou privées.

Le site devrait ouvrir à l'accès du public en 2027.

Source : https://eu.lansingstatejournal.com/story/news/local/michigan/2026/08/07/grand-traverse-conservancy-nature-preserve-purchase/91215959007/

Illustration : Pygargue à tête blanche Haliaeetus leucocephalus au Zooparc de Beauval (Centre-Val de Loire, France). Photo Alexis VERNIER.

21 octobre 2026

THAÏLANDE - 40 aires protégées pour le Bulbul orphée

La Thaïlande a institué 40 aires d'où la chasse est interdite, pour sauvegarder ses populations de Bulbuls orphées Pycnonotus jocosus, ces aires protégées intervenant en compensation du retrait de cette espèce de la liste nationale de la faune protégée, effectif depuis septembre dernier.

La gestion de cet oiseau, très emblématique et populaire chez les Asiatiques, est complexe, car bien que l'espèce soit abondante, opportuniste et largement répandue (depuis l'Inde jusqu'au Sud de la Chine et à l'extrémité de la péninsule malaise), et introduite et considérée comme invasive dans de nombreux pays hors de son aire de répartition originelle (Réunion, île Maurice, Japon...) et en Union européenne, elle est considérée comme en déclin dans son habitat naturel, principalement à cause du braconnage (celui-ci prélève de lourdes ponctions sur l'avifaune en Asie du Sud-Est, en particulier en Indonésie qui en est l'épicentre). Les parcs zoologiques sont toutefois assez nombreux à en avoir en Europe (61 sur le continent dont 4 en France : la Ménagerie du Jardin des Plantes, Beauval, Biotropica en Normandie et le Zoo d'Upie dans la Drôme), mais curieusement très peu en ont en Amérique du Nord (5, tous aux Etats-Unis), Océanie (5, tous en Australie) et même en Asie (pas plus de 15, répartis sur 9 pays).

La Thaïlande n'échappe pas à ces contradictions : le Bulbul orphée est un oiseau de cage populaire, et fait partie de l'identité locale dans certaines provinces notamment au Sud du pays.

Source : https://www.nationthailand.com/news/general/40070618

Illustration : Bulbul orphée Pycnonotus jocosus en Chine du Sud. Photo myjkccd / Wikimedia Commons.

20 octobre 2026

ETATS-UNIS - Protection de la forêt de Suttons Bay

Dans le Michigan, la forêt de Suttons Bay (env. 74 ha) vient d'être protégée, elle est importante en termes de continuités écologiques, et pour la présence de zones humides.

Source : https://www.leelanauticker.com/news/suttons-bay-forest-officially-protected/

Illustration : la forêt de Suttons Bay, sous le 45ème parallèle. Photo Notorious4life / Wikimedia Commons.

19 octobre 2026

ETATS-UNIS - Une saison de ponte record pour les Tortues caouannes en Géorgie

Il y a un peu plus de 2 mois je vous avais parlé d'un début d'été prometteur pour les Tortues caouannes sur les plages de Géorgie (Côte atlantique des Etats-Unis). Ces espérances se sont réalisées.

Les effectifs recensés cet été sont les plus élevés depuis 1989, première année des comptages systématiques. Ils atteignent aujourd'hui les niveaux historiques connus dans les années 1950 (il est vraisemblable, toutefois, que l'espèce ait été encore plus abondante dans un passé plus lointain).

Ce sont 4.110 nids qui ont été recensés, battant de peu le record de 4.072 nids décomptés en 2022.

L'augmentation moyenne des populations de Tortue caouanne a été de 4% sur cette portion de littoral pendant cette période, en partie grâce à la surveillance et à la mise en défens des nids, et à la mise en place de filets "anti-capture" sur les bateaux de pêche.

La Tortue caouanne est une espèce classée "vulnérable" depuis 2015, après avoir été considérée comme "en danger" entre les années 1990 et le début des années 2010. Elle est assez souvent présentée dans les zoos et aquariums marins, mais s'y reproduit peu souvent : selon Zootierliste (données d'oct. 2026), on en trouve dans 41 collections en Europe, 47 en Amérique du Nord et Caraïbes, 2 en Amérique du Sud (Colombie), 3 en Afrique (Tunisie et Afrique du Sud), 37 en Asie, 2 en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande).

Les mesures de protection ont abouti à de belles reprises de leurs populations dans bien d'autres pays : Cap-Vert (île de Boa Vista), Turquie (plage de Patara, près d'Antalya), etc...

Illustration : Tortue caouanne Caretta caretta au Parc national marin Fernando de Noronha au Brésil. Photo Joao d'Andretta / Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0.

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>
Publicité
Le blog de la refaunation
Archives
Publicité
Publicité